21 Mar 2008 - 16:24:19
le collège.
Mon frére ainé en seconde, et mon autre soeur en
quatrième. Moi, je deboulais en sixième. Nous étions tous les trois
pensionnaires. Me sentir eloignée de ma famille m'a beaucoup fait
souffrir.... J'ai en mémoire mademoiselle Dulong, qui était ma prof de
français. Elle nous avait raconté la petite marchande d'allumettes...
Et j'avais presque pleuré. C'était la première fois qu'on me lisait une
histoire. Une bien belle expérience.
Comme par le passé, je me revelais là encore bien meilleure à l'oral, dans toutes les matières qu'à l'écrit. Car c'était à l'oral qu'il m'était plus facile d'attirer l'attention de mes professeurs. Les cancres sont souvent de grands seducteurs. Ils utilisent l'humour..... souvent. Moi, j'étais simplement très respectueuse, et très interressée par leurs cours. Et je dois dire que ça marchait plutôt pas mal..... Mes bulletins demandaient à desirer. Mais les profs semblaient toujours faire le maximum pour ne pas me blesser.
Un autre prof avec qui ça collait super bien, c'était mon prof d'anglais. Les "bons à l'oral" ont une longueur d'avance sur les autres, quand il s'agit d'apprendre une langue vivante..... Et ce cher monsieur Anxiaux en était à ses premières années d'enseignement. Aussi, comme il avait aussi ma soeur, il avait quasiment "adopté les deux"...... Et je garde de ses cours de bien bons moment.
C'est en troisième que les choses ont vraiment changé. Comme ma quatrième avait été plus difficile, ils avaient décidé de me mettre avec des éléves plus faibles. Ce qui fait que je m'étais retrouvée "un peu moins noyée" dans une classe plus adaptée à mon niveau. Je me souviens surtout de queques élèves, qui m'avaient marqués.
Lors de l'election du chef de classe, je m'étais presentée. Un autre éléve, sûr de sa popularité avait postulé aussi, convaincu qu'il m'écraserait sans problème.....
Un truc est utile à savoir, aussi. Depuis le jour où je suis rentrée dans ce pensionnat, j'ai toujours appris à parler le moins possible du fait que j'étais fille d'agriculteur. Les autres étaient sans pitié, et se moquaient de moi constamment.
Aussi, ce jour là... Un autre éléve, lui aussi fils de cul terreux, et pas particulièrement populaire, se présenta aussi..... nous étions donc trois.
Mais ce que j'ignorais, c'est à quel point le premier, fils du directeur d'un autre lycée était, lui impopulaire...... Disons qu'il se la pétait grave, et c'est peu que de le dire. Enfin, bref. Il était persuadé d'assurer un max.......
Aussi toute la classe s'etait chargé de l'éradiquer littéralement du poste de chef de classe, et c'est donc mon copain et moi, tous les deux enfants de cul terreux qui avions été elus ! à mon grand etonnement....... Disons à bien y reflechir, qu'en fait, c'était déjà une sorte de "revanche sociale". On n'était pas peu fiers.
le surlendemain, l'autre était venu pour nous féliciter, et reconnaitre sa defaite.... on est restés copains ensuite. C'est cette année aussi que nous avons eu madame Ristori, en mathématiques, et qui a non sans mal réussi à me faire avoir un bon niveau dans cette matiére que je detestais, à part la géométrie, qui pour moi était un jeu d'enfants... allez savoir pourquoi .... Ainsi, donc, en fin d'année,j'avais mon brevet des colléges.
Toutes ces années, où j'apprenais aussi le dessin, je peaufinais déjà mon approche.... Pour passer dans une classe qui m'interressait.
J'entrais donc en seconde au lycée Jeanne d'Arc, à Rouen, avec un bon bulletin scolaire.... C'était pour moi bien exotique. Peu habituée que j'étais à me trouver dans une telle situation. Mais c'est que la cause était juste ! J'avais déjà un bon coup de crayon, et c'est parmi une des deux classes que j'entrais. Soixante places pour tout un departement.... J'avais quand même peu de chances que ça marche.
La prof de dessin de ce lycée était voisine de mes parents. Aussi elle crut bon de verifier que tout se passerait comme prevu. je ne saurai jamais si l'acceptation de mon dossier était dû à sa qualité, ou au bon vouloir de cette prof.
Peu importe !
La porte était grande ouverte. Et je me voyais déjà....... pas en haut de l'affiche, non..... Mais pour la première fois, j'avais le sentiment, enfin, d'avoir un chemin qui m'étais propre, et que j'empreintais, la tête haute.
Comme par le passé, je me revelais là encore bien meilleure à l'oral, dans toutes les matières qu'à l'écrit. Car c'était à l'oral qu'il m'était plus facile d'attirer l'attention de mes professeurs. Les cancres sont souvent de grands seducteurs. Ils utilisent l'humour..... souvent. Moi, j'étais simplement très respectueuse, et très interressée par leurs cours. Et je dois dire que ça marchait plutôt pas mal..... Mes bulletins demandaient à desirer. Mais les profs semblaient toujours faire le maximum pour ne pas me blesser.
Un autre prof avec qui ça collait super bien, c'était mon prof d'anglais. Les "bons à l'oral" ont une longueur d'avance sur les autres, quand il s'agit d'apprendre une langue vivante..... Et ce cher monsieur Anxiaux en était à ses premières années d'enseignement. Aussi, comme il avait aussi ma soeur, il avait quasiment "adopté les deux"...... Et je garde de ses cours de bien bons moment.
C'est en troisième que les choses ont vraiment changé. Comme ma quatrième avait été plus difficile, ils avaient décidé de me mettre avec des éléves plus faibles. Ce qui fait que je m'étais retrouvée "un peu moins noyée" dans une classe plus adaptée à mon niveau. Je me souviens surtout de queques élèves, qui m'avaient marqués.
Lors de l'election du chef de classe, je m'étais presentée. Un autre éléve, sûr de sa popularité avait postulé aussi, convaincu qu'il m'écraserait sans problème.....
Un truc est utile à savoir, aussi. Depuis le jour où je suis rentrée dans ce pensionnat, j'ai toujours appris à parler le moins possible du fait que j'étais fille d'agriculteur. Les autres étaient sans pitié, et se moquaient de moi constamment.
Aussi, ce jour là... Un autre éléve, lui aussi fils de cul terreux, et pas particulièrement populaire, se présenta aussi..... nous étions donc trois.
Mais ce que j'ignorais, c'est à quel point le premier, fils du directeur d'un autre lycée était, lui impopulaire...... Disons qu'il se la pétait grave, et c'est peu que de le dire. Enfin, bref. Il était persuadé d'assurer un max.......
Aussi toute la classe s'etait chargé de l'éradiquer littéralement du poste de chef de classe, et c'est donc mon copain et moi, tous les deux enfants de cul terreux qui avions été elus ! à mon grand etonnement....... Disons à bien y reflechir, qu'en fait, c'était déjà une sorte de "revanche sociale". On n'était pas peu fiers.
le surlendemain, l'autre était venu pour nous féliciter, et reconnaitre sa defaite.... on est restés copains ensuite. C'est cette année aussi que nous avons eu madame Ristori, en mathématiques, et qui a non sans mal réussi à me faire avoir un bon niveau dans cette matiére que je detestais, à part la géométrie, qui pour moi était un jeu d'enfants... allez savoir pourquoi .... Ainsi, donc, en fin d'année,j'avais mon brevet des colléges.
Toutes ces années, où j'apprenais aussi le dessin, je peaufinais déjà mon approche.... Pour passer dans une classe qui m'interressait.
J'entrais donc en seconde au lycée Jeanne d'Arc, à Rouen, avec un bon bulletin scolaire.... C'était pour moi bien exotique. Peu habituée que j'étais à me trouver dans une telle situation. Mais c'est que la cause était juste ! J'avais déjà un bon coup de crayon, et c'est parmi une des deux classes que j'entrais. Soixante places pour tout un departement.... J'avais quand même peu de chances que ça marche.
La prof de dessin de ce lycée était voisine de mes parents. Aussi elle crut bon de verifier que tout se passerait comme prevu. je ne saurai jamais si l'acceptation de mon dossier était dû à sa qualité, ou au bon vouloir de cette prof.
Peu importe !
La porte était grande ouverte. Et je me voyais déjà....... pas en haut de l'affiche, non..... Mais pour la première fois, j'avais le sentiment, enfin, d'avoir un chemin qui m'étais propre, et que j'empreintais, la tête haute.
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