21 Mar 2008 - 15:36:01
Ma petite raspouille.
Oui, ce matin, j'ai envie d'en parler.
ça faisait bien longtemps, je l'avais déploré.
Des filles, j'en avais, mais n'avais point de fils.
Dans une salle d'attente, un jour, j'ai trouvé,
Une brochure qui ainsi disait,
"parrainer un enfant, vous verrez, c'est marrant".
Enfin, un truc comme ça.... Je ne m'en souviens plus.
J'ai emmené la feuille, et l'ai gardée longtemps.
Dans mon sac elle restait, et ça en même temps,
que dans ma tête germait, le désir de le faire.
Car bien sûr, il n'faut pas oublier,
Que c'est un engag'ment, et qu'il faut s'y tenir.
Découvert chaque mois,j'ai pensé que vraiment,
Ce serait lourd pour moi, que je ne pouvais pas.
Cependant, comme je suis têtue,
Je gardais ce papier, qui toujours m'appelait.
Puis le temps a passé, il était toujours là.
à la nouvelle année, comme dans d'autre domaines,
Les bonnes résolutions, furent ainsi les miennes.
D'abord j'ai décidé, de passer à l'action....
Faire ce que je veux vraiment, pas de compromissions.
Alors je l'ai fait ! Car j'avais mes raisons.
J'ai choisi un pays, où l'on parle espagnol.
Quand j'étais au collège, ces cours là m'allaient bien.
ça faisait bien longtemps, j'allais donc m'y remettre.
Me voir, m'imaginer, pouvoir en discuter.
La lettre fut postée, en même temps que le chèque.
à présent j'attendais,bientôt de leurs nouvelles.
Et ce jour arriva ! Bonjour, le facteur.
Un dossier bien épais, un papier kraft usé.
ça y était je l'avais ! et je m'suis installée.
Sur mes genoux posés, j'ai commencé à lire.
L'enveloppe contenait, parmi toute la doc',
Une histoire du pays, leurs coutumes, leurs soucis.
Et enfin, je l'avais, en face de l'objectif,
Une trogne bien ronde, un regard incisif.
Sur les genoux de sa grand mère, ainsi installé.
Il fixait du regard, ce bonhomme, interloqué.
La grand mère, elle aussi, fixait l'objectif,
Son regard, très profond, aussi en disait long.
Elle avait choisi là, d'ainsi coopérer.
Pour voir enfin, son fils, à l'école aller,
Etre sur de manger, étre sur d'avancer....
Dans cette association, c’est comme ça qu'ils fonctionnent.
C'est la communauté, qui élit un enfant.
C'est lui qui représente, ainsi "la nichée"...
Quand il est parrainé, c'est donc un peu le Roi.
Il est ambassadeur, de l'argent qu'on envoie.
Le projet mis sur pieds, peut ainsi prospérer.
Assez vite je le crois, j’ai écrit mon courrier.
Car c'était à moi d'ouvrir les hostilités.
Parler espagnol ! Moi, je ne savais plus....
Je cherchais chaque mot, pour confirmer mes restes...
Comme il est tout petit, n'a que six ans et'dmi.
J'ai mis plein de photos... De moi bien sur d'abord,
Du mari, des enfants, de la maison ainsi que du jardin.
Je voulais qu'il voie bien l'endroit où l'on vit.
Je voulais qu'il sente, qu'on l'aime déjà ici...
à présent, c'est moi qui attend de ses nouvelles.
il faut compter cinq mois, pour avoir une réponse.
Si je vous dis celà, aussi tôt ce matin,
C'est pour vous dire combien,
Cette relation me comble....
Voir ses pieds entravés, pour une si petite somme.....
Non, vraiment je l'admets, c'était mal calculé...
Le bonheur, de se savoir utile.
Donner si peu d'argent, pour un tel plaisir...
Si j'avais su avant, à quel point j'aimerai,
Je ne m'en s'rai pas privé, bien vite, je l'aurai fait.
ça faisait bien longtemps, je l'avais déploré.
Des filles, j'en avais, mais n'avais point de fils.
Dans une salle d'attente, un jour, j'ai trouvé,
Une brochure qui ainsi disait,
"parrainer un enfant, vous verrez, c'est marrant".
Enfin, un truc comme ça.... Je ne m'en souviens plus.
J'ai emmené la feuille, et l'ai gardée longtemps.
Dans mon sac elle restait, et ça en même temps,
que dans ma tête germait, le désir de le faire.
Car bien sûr, il n'faut pas oublier,
Que c'est un engag'ment, et qu'il faut s'y tenir.
Découvert chaque mois,j'ai pensé que vraiment,
Ce serait lourd pour moi, que je ne pouvais pas.
Cependant, comme je suis têtue,
Je gardais ce papier, qui toujours m'appelait.
Puis le temps a passé, il était toujours là.
à la nouvelle année, comme dans d'autre domaines,
Les bonnes résolutions, furent ainsi les miennes.
D'abord j'ai décidé, de passer à l'action....
Faire ce que je veux vraiment, pas de compromissions.
Alors je l'ai fait ! Car j'avais mes raisons.
J'ai choisi un pays, où l'on parle espagnol.
Quand j'étais au collège, ces cours là m'allaient bien.
ça faisait bien longtemps, j'allais donc m'y remettre.
Me voir, m'imaginer, pouvoir en discuter.
La lettre fut postée, en même temps que le chèque.
à présent j'attendais,bientôt de leurs nouvelles.
Et ce jour arriva ! Bonjour, le facteur.
Un dossier bien épais, un papier kraft usé.
ça y était je l'avais ! et je m'suis installée.
Sur mes genoux posés, j'ai commencé à lire.
L'enveloppe contenait, parmi toute la doc',
Une histoire du pays, leurs coutumes, leurs soucis.
Et enfin, je l'avais, en face de l'objectif,
Une trogne bien ronde, un regard incisif.
Sur les genoux de sa grand mère, ainsi installé.
Il fixait du regard, ce bonhomme, interloqué.
La grand mère, elle aussi, fixait l'objectif,
Son regard, très profond, aussi en disait long.
Elle avait choisi là, d'ainsi coopérer.
Pour voir enfin, son fils, à l'école aller,
Etre sur de manger, étre sur d'avancer....
Dans cette association, c’est comme ça qu'ils fonctionnent.
C'est la communauté, qui élit un enfant.
C'est lui qui représente, ainsi "la nichée"...
Quand il est parrainé, c'est donc un peu le Roi.
Il est ambassadeur, de l'argent qu'on envoie.
Le projet mis sur pieds, peut ainsi prospérer.
Assez vite je le crois, j’ai écrit mon courrier.
Car c'était à moi d'ouvrir les hostilités.
Parler espagnol ! Moi, je ne savais plus....
Je cherchais chaque mot, pour confirmer mes restes...
Comme il est tout petit, n'a que six ans et'dmi.
J'ai mis plein de photos... De moi bien sur d'abord,
Du mari, des enfants, de la maison ainsi que du jardin.
Je voulais qu'il voie bien l'endroit où l'on vit.
Je voulais qu'il sente, qu'on l'aime déjà ici...
à présent, c'est moi qui attend de ses nouvelles.
il faut compter cinq mois, pour avoir une réponse.
Si je vous dis celà, aussi tôt ce matin,
C'est pour vous dire combien,
Cette relation me comble....
Voir ses pieds entravés, pour une si petite somme.....
Non, vraiment je l'admets, c'était mal calculé...
Le bonheur, de se savoir utile.
Donner si peu d'argent, pour un tel plaisir...
Si j'avais su avant, à quel point j'aimerai,
Je ne m'en s'rai pas privé, bien vite, je l'aurai fait.
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