Calendrier

Mars 2010
LunMarMerJeuVenSamDim
 << < > >>
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031    

Archives

Annonce

rss Syndication

Qui est en ligne?

Membre: 0
Visiteurs: 2

21 Mar 2008 

Comme travail, à ce moment là,
Sans vraiment comprendre le pourquoi de la chose,
Seul le désir de faire "dans l'enfance", me permettais,
A moi, de m'imaginer un peu.
Aussi, pendant deux années, je travaillais comme éducatrice.
Pour défiscients mentaux, la première année.
C'était dans un château, pas trop loin d'ici.
Une grande découverte pour moi, qui n'avais que 18 ans.
L'équipe éducative bien solide, me secondait pas mal.
J'ai le souvenir de certains gosses,qui à bien y regarder,
Me permettaient à moi de relativiser.
Relativiser ce qu'était mon histoire, et c'est peu que de le dire.

La seconde année, fut plus difficile.
C'était dans une association, qu'on appelle chez nous
Association "les Nids", qui recueille les enfants.
Déficience "simplement" familiale, et carences affectives.
Gérée par la DASS, bien évidemment,
Une de celle ci avait élu domicile, en la ville de Pavilly,
Donc, tout près de chez moi.
Ce fut je crois pour moi, une expérience terrible.
Tout ce que je prenais, comme initiative,
Systématiquement tombait à l'eau.
La moindre de mes paroles était bafouée,
Le moindre de mes actes, ignoré.
Je n'avais, moi, pour formation,
Que les théories auquelles déjà, je croyais.
Je nouais cependant, avec une des gamines,
Une relation bien riche, dont je garde le souvenir.
Toutes les femmes éducatrices souffraient,
Dans cet établissement, des mêmes symtômes.
Irrespect vraiment flagrant de la direction......
pas moyen de se faire entendre.
Même les éducatrices diplomées et chevronnées
Rencontraient les mêmes difficultés.
Les souvenirs de cette périodes ne manquent pourtant pas de piquants......
Je me souviens, par exemple, être allée les chercher ,
Les garçons, en train de se faire un baby ,
A dix heures du soir pendant que moi,
couchant les petits, je ne les avais pas vu se faufiler.
Je faisais alors irruption, dans le troquet du coin
Enguirlandant le cafetier, et lui faisant remarquer,
Que "peut être" à 10 h du soir, et voyant leur jeune age,
Il eut été plus logique, de les renvoyer....
Une autre fois, alors qu'un des leurs
S'était bléssé à l'oeil, et hospitalisé,
Fit soudain irruption, en plein repas du soir,
Me donnant comme excuse, qu'il s'ennuyait de nous.....
Je prenais alors le vehicule , le reportais au CHU
Et avertissais, par la même occasion, l'infirmière
Que peut être "cet enfant là devrait être dans son lit "
Imaginez la fille, qui n'avait rien remarqué.....
Des anecdotes comme ça, j'en avais, moi, à la pelle.
Aussi, des années plus tard.
Alors que j'étais amie avec une des éducatrices.
Son enquète à elle, qui était dans le milieu.
Nous appris que ce centre avait été créé;
Dans un but, ma foi; bien particulier.
C'était une scission d'un autre centre "les Nids",
Qui accueillait aussi un grand nombre de fratries.
Le but, non avoué, ayant alors été,
D 'envoyer à Pavilly, les enfants les plus durs,
Afin de préserver ceux qui à leur avis
Avaient plus de chance, pour eux, de s'en tirer.......
Et c'est ainsi que je me retrouvais, moi, à 19 ans,
"chef" d'une sorte de "meute", qui,
Par exemple, dessèraient les freins à main
Des voitures en ville,
Uniquement quand elles étaient garées en pente....
Qui piquaient l'argent du père Noël juste avant l'achat des cadeaux......
Qui......... j'en perds mes rimes........
Infernal, je vous dis.... Infernal, je vous confirme.....
Aussi, je terminais mon année, avec la seule arme
Que je pus employer.
Je consultais mon medecin, qui me fis arrêter.
Un homme, enfin, me regardais droit dans les yeux.
Et me disais "ma p'tite dame", là, il faut arrêter.
Mon arbre, mon tout joli....... Lui supportait tout.
J'avais beau lui parler, et lui recèptioner.......
Nous decidâmes alors ..........................de procréer. cheers cheers cheers
Voir pendant cette année, ces enfants bousillés......
Avait tout declanché.
Puisque personne n'entendait mes propos.
Et que seul mon mari, et mes proches amis,
Avaient pour mes dires de la considération,
Je passerai rapidement, des théories à la pratique.
Ce fut pour moi, une nouvelle vie qui commençait.
Un chemin, parsemé de belles fleurs......
Un chemin où l'on cueille toutes celle dont on rêve.
Un chemin plein de tranquilité........
La chose la plus belle qui me sois arrivée.........
Je parle là bien sûr, vous l'aurez deviné, de maternité. Rolling Eyes

21 Mar 2008 
Aujourd'hui, c'est décidé, j'ai envie de parler, de maternité.
Va t elle le faire en rimes ?
Ou bien alors en prose.
En fait, là, vraiment, je n'sais pas......
J'ai envie j'ai envie, et on va voir si j'ose.

C'était à l'époque de mon adolescence....
Mon corps, comme chacune avait bien changé.
Aussi bien sûr, j'y pensais.
Avoir un bébé ?
Avoir un bébé ?
Mais enfin, vraiment , vous n'y avez pas pensé.
Tous les récits étaient tous unanymes.
La télé, les histoires.
Les films et leurs deboires.
On voyait toutes ces femmes, leur gros ventre encombré.....
Degoulinantes de sueurs.....
Les maris affolés, ne sachant à chaque fois ou la tête donner......
Et puis la camera allait dans l'autre pièce.
On voyait les enfants apeurés comme le père.
Et des cris terrifiants sortaient donc de la chambre.
Ca durait ça durait, ça ne finissait pas.
Et c'était comme on dit pareil à chaque fois.
Non, vraiment, vous voyez. les gosses, j'avais rien contre.
Mais moi, à cette époque, fallait pas m'en conter.
C'était hors de question que je joue ce rôle là.
Pour faire des marmots, moi, je refilais ça,
A toutes celles qui le voulaient bien, je n'avais rien contre.
Mais ce serait sans moi, pas la peine d'y compter.

Je campais donc ainsi, sur mes propres convictions.
Puis les choses allant, en fait, je ne sais pas bien quand.......
Avais je rencontré mon arbre ? ou étais ce avant ?
Là vraiment, je ne sais, je ne sais pas vraiment.
Mais je me souviens bien, de ce que je me dis......
"Depuis que l'être humain existe, les femmes mettent au monde,
Mais pourquoi, grand Dieu,
Serai je plus conne qu'une autre ?" scratch
Ma position avait donc évolué.
Je n'en étais encore à vouloir en faire un......
Tout au plus j'imaginais, que si celà arrivait,
j'étais réconciliée avec le bas de mon ventre
Et ferai le nécessaire pour faire aussi bien que les autres.
Une sorte d'embryon de désir, un peu comme un "rêve congelé".
De l'embryon de désir au vrai désir d'enfant,
La rencontre d'un homme faisait bien mon affaire.
Aussi, ce désir là ne fut pas la priorité.
Etre heureuse avec lui, et surtout prendre notre temps.
Car il n'est rien de plus sérieux et de plus bouleversant,
Rien de plus "mûrissant", de plus réconfortant,
Rien de plus agréable et de plus amusant,
Rien de plus récréatif , aussi de plus jouissif
Que ce désir là ce gros désir d'enfant........

21 Mar 2008 

"Un baiser les boutonne."

Hier, j'ai visité une amie acouchée.
J'ai regardé cet être, si petit, cajolé.
Une petite fille agée d'une semaine.
Sa peau est plus douce qu'on ne peut imaginer.
Elle passe son temps à dormir,
Ce qui inquiète sa maman.
C'est que la soeur ainée, elle passait
Oui, c'est rien que de le dire,
Passait son temps à pleurer.
Quelle merveille de la voir, ainsi roupiller.
Son teint un peu carotte....
Elle me replonge pour un moment,
Dans mes maternité à moi.
Mais le plus merveilleux, que la scène me donne.
C'est de voir la maman, lui parler et fredonne.
Elle la pose sur ses genoux, juste après la tétée,
La petite bouge un peu la tête, et donne à la maman,
La place pour un baiser.
Lui caresse le visage, avec le bout de son nez.
Elles sont toutes les deux, dans une jolie bulle .
Le temps s'est arrêté.
Les guerres et la folie des hommes
La baisse du pouvoir d'achat
La politique et le JT jounalier.
Ce petit être lui donne une envie surnaturelle.
Le pouvoir de soulever des montagnes,
De braver l'impossible.
Pour l'instant, toute son énergie est mangée.
La delectation de donner à cet être
Tout l'amour qu'elle même a reçu de sa mère.

21 Mar 2008 
je suis une eau frémissante.

J'ai le coeur qui deborde, un peu comme une marmite.
Comme une eau bouillante, qui attend .... les légumes.
Je suis un pot au feu, qui attend la barbac.

Elle a mis des carottes, un chou et des navets.
Une botte de poireaux, et un fond d'artichaud.
Quelques baies de genièvre, quelques clous de girofles.
Elle a mis un jarret, fumé, pour son bon goût.
Quelques feuilles de laurier, une branche de thym.
Pour la viande elle a mis, une belle joue de boeuf,
Un jarret, pas fumé, et aussi une queue.
Elle est coupée en morceaux, bien nets et pas trop gros.
Un beau morceau de gîte, un autre de paleron,
Un morceau de macreuse et un autre de plat de côtes.
La viande a mijoté pendant la matinée.
La cocotte minute, sifflait, puis a dit : "zut".
Et après le repas, elle a tout transvasé.
Sorti la grand' marmite, celle qui est au sous sol.
Elle lève le couvercle, verifie la cuisson.
Sent bien tout le parfum, pour voir si tout va bien.....

Pendant la matinée, elle a tout épluché.
Les divers légumes, avec toutes les couleurs.
Dans un livre elle a lu qu'on pouvait, si on l'souhaitait,
Ajouter du rayfort, qui est au potager.
Alors, pour l'occasion, cette fois ci elle l'a fait.
Arraché un morceau, pour voir ce que ça donne.
Quand elle a épluché, elle a bien constaté.
Que près du rayfort, la moutarde est une tendre.....
C'est un truc incroyable...... Car rien qu'à l'éplucher,
Un si petit morceau, lui pique ainsi le nez.
C'est comme un concentré de moutarde au vinaigre.
Le piment à côté semble à peine une saveur.....
Aussi, par précaution, elle décide d'en mettre,
Juste quelques petits dés, pour voir ce qu'ils diront.
Elle a fouillé sur le net, pour trouver la recette.
" sauce au rayfort", ça c'est fort !
Pour accompagner la viande, elle va faire un essai.
Mixe celui ci pour en faire de la poudre.
Elle suit bien la recette, pour épater son monde.
Là, je suis soulagée, elle a mis les légumes.
Les navets un peu gros, les a coupé en quatre.
les carottes, y'en a plein, ce sont là je le sais, ses légumes préférés.
Je dis ça je dis ça mais en fait je ne sais pas.
Car quelquefois elle dit que c'est aussi le chou.
Une fois tout introduit, c'est pareil à chaque fois.
Elle appuie le dessus, pour faire bien tout baigner.
Mon bouillon embaume l'ensemble de la maison.
Je mijote lentement, elle va mettre la table.
Quand la viande est à point, c'est une formalité;
Que s'assurer ensuite, la cuisson des légumes.
Il me faut encore attendre un p'tit quart d'heure.
Elle revient bien souvent immerger les poireaux.
Les derniers déposés ont parfois le ventre à l'air,
Et il est plus prudent, pour bien faire la chose,
De venir appuyer, avec son écumoire.
Ha oui !
J'avais oublié, en même temps que la viande
Au matin, elle a glissé bien sûr,
Quelques bons os à moelle, et puis du lard fumé.
Pendant que je mijote, elle a mis le couvert.
Elle aime le pot au feu, car c'est un plat unique.
Et quand on en fait un pendant un jour ou deux,
On n'a plus vraiment besoin de se casser la tête.
" je sais pas ce midi, ce qu'on pourrait manger".
Non; là, vraiment, la réponse est trouvée.

Elle pique les légumes pour verifier la cuisson.
Ce coup ci, là c'est sûr, elle arrête le tout.
Elle prend deux torchons, pour ne pas se brûler,
Et deménage le tout, dans la salle à manger.
Je trône au beau milieu. Ils lorgnent la marmite.
Elle léve le couvercle, et regarde son monde
C'est fou ce que la bouche peut ainsi demander.
Pour sûr on dirait, que depuis quelques jours
Ces gens là ont ma foi, bien peu bouffé !
Puis elle prend les assiettes, et sert la tablée....
Ils regardent tous les légumes égouter.
Entre un qui dit de ses yeux "à l'abordage ".......
Et l'autre qui ose un "moi, je veux bien de ça ...."

Et voilà comment un jour..... Une famille entière,
A mis fin à mes jours, un jour....... de pot au feu.......
Rolling Eyes

21 Mar 2008 
J'ai envie de couleurs gaies.

J 'ai envie de choses futiles.
Des trucs un peu marrants.
Qui prêtent au dépaysement.
Je voudrai des confettis.
Et des ballons de baudruche.
Des guirlandes en guimauve,
Et des ours en peluche.
Des lasers pour écouter la musique
De la belle, farfelue, une qui prend les tripes.
Et aussi des pasd'danse.
Des tangos tchatchatcha
Des serpents en boa.
Des rocks endiablés
Et des slows langoureux.
Des chenilles qui dansent.
Chaussées de pas de danse.
Des scarabés poilus
Qui montrent leur trous du cul.
Je veux des coccinelles géantes,
Qui dansent la sarabande.
Des mante religieuse qui ne sont pas sérieuses.
Des araignées fluos qui dansent le paso.
Je les veux en velour doux
pour pas faire de jaloux.
Je ne veux pas qu'elles fassent peur !
Je les veux amicales.
J'ai envie qu'elles enlacent les amis qui s'embrassent.
Oui, là; à ce moment là, j'ai envie de ça
J'ai envie d'faire la fête,
De marcher , de courir, tout contre la plafond.
Qu'on y danse, se poursuive, et qu'on tourne en rond.
Que l'on joue à cache cache et à saute mouton.
Qu'on s'embrasse qu'on s'enlace , et qu'on fasse des bonds.
J'ai envie de couleur gaies.
Des rouges, des jaunes, et aussi du violet.
De vermillon, de pistache, de bleu outre mer
De couleur qui appellent le printemps, et ça sans faire semblant.
De jaunes jonquille et jaune safran.
De rouge cerise qui crie et improvise.
Que les couleurs me fasse violence...
Comme un pas de danse.
Qu'elles me transportent en des lieux,
Que je trouve, moi, joyeux.
Qu'elle réveillent les tristes.
Et gonflent leur poitrine.
Qu'elle scintillent des yeux.
Et les prennent pas la main.
Pour chanter avec eux et en faire des refrains.cheers cheers cheers

21 Mar 2008 
"petite apartée"
Peut être certains d'entre vous se disent.... "merde... elle en a quand même chié pas mal, et personne pour s'en appercevoir... et les parents, alors".....
Oui, bien sûr. Vu de l'extérieur... Je comprends un peu votre attitude.
mais il ne faut surtout pas perdre de vue qu'on fait tous, du mieux que l'on peut, avec les moyens que l'on a..... D'une part, je suis bien obligée d'admettre que chacun de mes parents était à sa façon bien chargés eux même en histoire douloureuse.....Ce qui m'incitais, moi même, comme je l'ai toujours su, à être bien indulgeante par rapport à eux.
D'autre part, la souffrance étant si lourde à porter, et l'enfant si mal expérimenté à savoir comment la transformer, qu'il lui parait bien plus simple et plus accomodant de la nier, d'une part, et surtout, pour épargner ses parents et les gens qu'il aime, de la taire, et au contraire, de faire tout son possible pour qu'elle soit cachée à tout le monde. Et donc, surtout aux parents.
C'est pourquoi mon histoire,elle même, m'incite donc, aussi, à me préparer, à ce que peut être, un jour, il me soit reproché de ne pas avoir "su voir".....
Et puis le métier de parents est un métier difficile ! Il l'était d'autant plus, à l'époque, que ceux ci exerçaient un métier très prenant, qui imposaient des restrictions et des regles que d'autres, peut être, n'auraient pas accepté. Par exemple, dans le milieu agricole, souvent, on mettait les enfants en penssionnat, parce que à l'heure des devoirs, tombait egalement l'heure de la traite..... C'est pourquoi nous étions relativement nombreux, dans le coin, à être du milieu agricole dans ce penssionnat, bien que pas très éloignés géographiquement.
Et puis quand j'entends encore ma mère me dire, aujourd'hui......" vous avez eu de la chance, vous avez étudié !... j'étais si contente, que vous puissiez étidier... "
Et elle a raison !.... Elle, enfant surdouée, s'était vue interdire d'aller à l'école, sous pretexte que ses fréres ainés étaient des cancres...... Alors, pensez donc !
Et puis que voulez vous..... Les enfants trouvent toujours une multitude de circonstances aténuantes, pour pardonner à leurs parents. Et je trouve ça "juste"...... Qui sait si moi, aujourd'hui, j'ai les yeux si bien ouverts que je le souhaiterai, sur mes filles..... Je fais...... "de mon mieux" c'est déjà pas si mal. Pour l'instant, quand je les vois, toutes les trois, je peux dire que j'en suis pleinement satisfaite... pourvu que ça dure !
J'en ai parlé dernièrement, avec Charlotte justement. Ou plutôt, c'est elle qui m'en a parlé. Et elle m'a dit.... " franchement, vous avez vachement bien mené votre barque, hein....( elle parlait de l'éducation qu'on leur avait donné.....) Puis elle ajoute....." excepté le cathé !.... là, franchement, je sais pas ce que vous avez voulu faire, mais franchement, on s'en serai bien passé....." et on a rigolé..... je lui dit "alors, ça va...t'as pas trop souffert, alors"..... Elle riait. Je lui expliquais un peu... " tu ne sais , ce que l'avenir te reserve.... Peut être qu'un jour, tu en verras l'utilité ! Et puis je te signale que c'était pas des intégristes, hein... Tu auras remarqué, j'espère ! elle rigolait.
Quand même.... heu........ ça m'a fait bien plaisir, et bien chaud à mon p'tit coeur......

21 Mar 2008 
Mon frére ainé en seconde, et mon autre soeur en quatrième. Moi, je deboulais en sixième. Nous étions tous les trois pensionnaires. Me sentir eloignée de ma famille m'a beaucoup fait souffrir.... J'ai en mémoire mademoiselle Dulong, qui était ma prof de français. Elle nous avait raconté la petite marchande d'allumettes... Et j'avais presque pleuré. C'était la première fois qu'on me lisait une histoire. Une bien belle expérience.
Comme par le passé, je me revelais là encore bien meilleure à l'oral, dans toutes les matières qu'à l'écrit. Car c'était à l'oral qu'il m'était plus facile d'attirer l'attention de mes professeurs. Les cancres sont souvent de grands seducteurs. Ils utilisent l'humour..... souvent. Moi, j'étais simplement très respectueuse, et très interressée par leurs cours. Et je dois dire que ça marchait plutôt pas mal..... Mes bulletins demandaient à desirer. Mais les profs semblaient toujours faire le maximum pour ne pas me blesser.
Un autre prof avec qui ça collait super bien, c'était mon prof d'anglais. Les "bons à l'oral" ont une longueur d'avance sur les autres, quand il s'agit d'apprendre une langue vivante..... Et ce cher monsieur Anxiaux en était à ses premières années d'enseignement. Aussi, comme il avait aussi ma soeur, il avait quasiment "adopté les deux"...... Et je garde de ses cours de bien bons moment.
C'est en troisième que les choses ont vraiment changé. Comme ma quatrième avait été plus difficile, ils avaient décidé de me mettre avec des éléves plus faibles. Ce qui fait que je m'étais retrouvée "un peu moins noyée" dans une classe plus adaptée à mon niveau. Je me souviens surtout de queques élèves, qui m'avaient marqués.
Lors de l'election du chef de classe, je m'étais presentée. Un autre éléve, sûr de sa popularité avait postulé aussi, convaincu qu'il m'écraserait sans problème.....
Un truc est utile à savoir, aussi. Depuis le jour où je suis rentrée dans ce pensionnat, j'ai toujours appris à parler le moins possible du fait que j'étais fille d'agriculteur. Les autres étaient sans pitié, et se moquaient de moi constamment.
Aussi, ce jour là... Un autre éléve, lui aussi fils de cul terreux, et pas particulièrement populaire, se présenta aussi..... nous étions donc trois.
Mais ce que j'ignorais, c'est à quel point le premier, fils du directeur d'un autre lycée était, lui impopulaire...... Disons qu'il se la pétait grave, et c'est peu que de le dire. Enfin, bref. Il était persuadé d'assurer un max.......
Aussi toute la classe s'etait chargé de l'éradiquer littéralement du poste de chef de classe, et c'est donc mon copain et moi, tous les deux enfants de cul terreux qui avions été elus ! à mon grand etonnement....... Disons à bien y reflechir, qu'en fait, c'était déjà une sorte de "revanche sociale". On n'était pas peu fiers.
le surlendemain, l'autre était venu pour nous féliciter, et reconnaitre sa defaite.... on est restés copains ensuite. C'est cette année aussi que nous avons eu madame Ristori, en mathématiques, et qui a non sans mal réussi à me faire avoir un bon niveau dans cette matiére que je detestais, à part la géométrie, qui pour moi était un jeu d'enfants... allez savoir pourquoi .... Ainsi, donc, en fin d'année,j'avais mon brevet des colléges.
Toutes ces années, où j'apprenais aussi le dessin, je peaufinais déjà mon approche.... Pour passer dans une classe qui m'interressait.
J'entrais donc en seconde au lycée Jeanne d'Arc, à Rouen, avec un bon bulletin scolaire.... C'était pour moi bien exotique. Peu habituée que j'étais à me trouver dans une telle situation. Mais c'est que la cause était juste ! J'avais déjà un bon coup de crayon, et c'est parmi une des deux classes que j'entrais. Soixante places pour tout un departement.... J'avais quand même peu de chances que ça marche.
La prof de dessin de ce lycée était voisine de mes parents. Aussi elle crut bon de verifier que tout se passerait comme prevu. je ne saurai jamais si l'acceptation de mon dossier était dû à sa qualité, ou au bon vouloir de cette prof.
Peu importe !
La porte était grande ouverte. Et je me voyais déjà....... pas en haut de l'affiche, non..... Mais pour la première fois, j'avais le sentiment, enfin, d'avoir un chemin qui m'étais propre, et que j'empreintais, la tête haute.

21 Mar 2008 
J'ai envie de vous parler de mon école. c'était à Goupillière.
J'y ai de pas rigolos, puis ensuite de bons souvenirs.
N'ayant pas d'école maternelle, dans ce village, j'avais commencé ma scolarité en CP. Celà signifiait donc qu'il me fallait apprendre la sociabilité en même temps que l'aprentissage de la lecture. Mon institutrice était madame Baril...... Elle me detestait, en tout cas, ne m'aimait pas.... Je me souviens d'une anecdote, concernant le " i ".... Ce qui m'intriguait, c'était que quand le " i " était précédé du " f ", la boucle du " f " se confondait avec le point du " i "..... Et ça me perturbait grandement.J'avais bien compris ! Sinon... Juste ça qui me perturbait. Et comme elle me faisait peur, je n'osais lui dire. Alors, je ne répondait pas quand elle me fit lire.... L'apprentissage de la lecture s'annonçait mal..... Et puis elle fut absente. à mon grand soulagement, une remplaçante, adorable, prit sa place, et me montra elle, à quel point ce pouvait amusant d'aller à l'école. C'était mademoiselle Perrier. Je n'entendis plus parler de "l'autre".
Ensuite, j'ai eu monsieur Delaporte..... qui m'aimait bien ! drunken
Il me suivit jusqu'à mon entrée en sixième. Certains details me reviennent, quelquefois... Il était chasseur. Alors, souvent, il nous faisait étudier des textes sur le nature.... C'est incroyable de voir à quel point un maître qui croit en l'éléve a le pouvoir de l'élever, et de lui donner des ailes...... Je me souviens que le soir, je restais, pour aller "au cours du soir". On emmenait un "casse croute"... Pas de pépitos ou de biscuits fourrés à cette époque...... Nous n'avions que du pain beurrés, en sandwitch à manger.... Une récréation que juste quelques élèves pratiquaient.....Et qui nous donnaient un peu l'impression d'appartenir à une sorte de classe privilégiée. Pendant ce temps là, l'instituteur, ou sa femme, préparaient leurs cours pour le lendemain. Je me souviens de ces interminables problèmes de robinets qui se vidaient, et de baignoires qui se remplissaient..... J'étais nulle, à ces trucs là... Mais je me souviens bien... Quand c'était elle qui m'expliquait, tout était clair... Je comprenais.... Et puis quand c'était lui, il se penchait.... Je sentais son parfum....... Il lisait, puis me disait, à chaque fois, "et bien c'est pas difficile ! "..... Et puis c'est tout ! Et moi, je séchais... Mais j'avais attiré son attention. Et c'était bien là le seul truc qui importait .......
je me souviens aussi avoir eu un jour un problème...... Dans la cour de l'école, alors que j'étais plutôt apprecièe par les autres enfants, j'eus un jour un rival, qui m'avait isolé des autres... il avait ligué tout le monde contre moi. J'étais mise en quarantaine, en quelque sorte. Plus personne ne me parlait.... ça a duré deux jours, je crois.... c'était terrifiant... et c'est lui qui est revenu vers moi, pour faire la paix... C'était pour une histoire de jeux, je crois.... Sur lequel on était en désaccord. C'est une expérience qui avait été assez terrifiante, pour moi, et surtout, très nouvelle. Le temps; en pareille circonstance, passe anormalement lentement, quand on souffre de la sorte.
Je souhaite à tous les enfants d'avoir un instituteur aussi attentionné que lui l'a été avec moi... Et c'est grâce à lui, entre autres, que j'ai toujours une pensée émue, quand je pense au corps enseignant. L'an dernier, alors que j'exposais mes calligrammes dans son village d'adoption, je tombais sur sa femme, qui exposait aussi. Je l'avais rencontré, lui, à mon grand bonheur, au vernissage.
Je me souviens qu'un des élèves avait apporté à la maitresse une branche de pommier. Elle était contente ! Mais elle lui avait fait remarquer que c'était dommage, rien que pour lui faire plaisir, d'avoir ainsi abîmé une branche de pommier, pour voir de si belles fleurs. Et que même sur l'arbre, les fleurs auraient aussi été belles...... Je remarquais déjà, alors, combien il était important de bien faire attention à la nature..... Je me souviens aussi que dans sa classe à elle, il y avait des photos d'enfants de toutes races, et de toutes couleurs...... On ne voyait jamais, nous, à la campagne, d'enfants immigrés.... Je menais alors cette vie simple, à la campagne, jusqu'à mon entrée en sixième...... J'entrais alors en penssionnât, à Barentin.


21 Mar 2008 
Oui, et bien, même moi, je croyais que j'étais bien sage... Mais en fait, peut être pas tant que ça..... Quand on parle de souvenir d'enfants, avec mon mari, il me raconte que lui tirait au lance pierre sur les poules d'eau... Vilain !... Moi, je faisais pas ça..... Moi, je caressais les papillons, en leurs faisant, "tina tina tina" Et j'avais comme ça de la poudre blanche plein mes petits doigts tout potelés. C'était des pièrides du chou.....
à cet age, mes parents m'emmenaient pour travailler à la plaine. Eux faisaient leur travail, et me mettaient mon petit manteau rouge, qui par cette couleur, leur permettaient de bien me distinguer, dans les champs. je me souviens bien que ma mère préparait les betteraves avec une serpe, pour couper le colet.
Seulement voilà..... J'avais une particularité, c'est que quand j'étais fatiguée, ils étaient, eux, trop loin pour pouvoir le distinguer. Et moi, quand je n'en pouvais plus, je m'affalais comme une souche, à l'endroit même ou je me trouvais.
Aussi, un jour, je leur ai foutu, bien malgré moi, une trouille monstre. Car mon père était en train de couper une pièce de foin, avec la faucheuse attelée au tracteur (le fameux "someca")..... La faucheuse était constituée d'une grande barre lattérale au tracteur, sur lesquelles étaient plantée des lames, éguisées comme des lames de rasoir. J'ai échappé à leur surveillance, et dés qu'il s'en sont apperçus, ils ont tout stopé, et sont partis à ma recherche. Ils ont eu la trouille de leur vie. Ma mère s'en souvient encore..... Il faut dire que c'était un mode de garde assez spécial ! Moi, je n'avais pas de limites à mon vagabondage ! Une coccinelle ou le champ d'un pinson suffisaient à m'occuper... Et puis, le temps que je m'échappe, ils contrôlaient la situation..... Je me souviens m'être endormie, une fois, dans un champ de blé.... Souvent je faisais ça.... Je fermais les yeux...... Je bloquais même ma respiration.... Juste pour écouter le silence.... Et juste un pinson "pinsonnait".... Je sais que c'était un pinson, car Charlotte a eu une aventure, il y a quelques années, avec un oiseau tombé du nid... on avait tous hâte que les plumes lui poussent, car c'était le minimum pour pouvoir l'identifier. On a réussi par le plumage, mais surtout par la sérénade qu'il nous faisait, chaque soir, dans la cuisine ! Et c'était le même chant que quand j'était petite ! Quel heureux hasard ! Malheureusement, la seule chose qu'on n'ait pas réussi à lui apprendre, c'était le danger de l'eau... Et il s'est noyé dans le bassin, en voulant boire....

21 Mar 2008 

Chacun, quand il est petit
apprend tout doucement
ce qu'a été et sera la vie.

J'étais petite fille, juste devant la maison.
Une lapine "croisée clapier", y avait fait son nid.
C'était, je me souviens, tout au bord de la mare.
La maison était distante,
D'au moins une centaine de métres.
Cette lapine était noire et blanches,
D'aussi loin que je me souvienne.
Je l'observais à distance,
Probablement couchée sur l'herbe,
Comme un petit oiseaux veut apprendre la vie.
Alors que je la voyais partie vaquer à ses occupations,
Il me prit soudain l'envie d'y plonger ma menotte.
J'enfonçais bien le bras, par le grand trou béant,
Qui faisait à la "rapine", une jolie maison.
Mon intrépidité n'avais d'égale que ma curiosité.
Elle partie, c'était sûr, j'allais enfin savoir, ce qu'il en était.
Quand soudain quelqu'un me mordit le bout du doigt,Shocked
Me faisant faire un bont et me vexa fortement.
Je courrais de toutes mes jambes,
vers la maison et ma maman,
en lui expliquant fortement
"la rapine , la rapine la rapine la rapine".
Car comme chacun sait, bien sûr.
Le rapin a pour femme, la rapine,
Et leur petits sont des rapereaux.
Ce souvenir me fait marrer à chaque fois que j'y pense.
La trouille que cette "rapine" m'avait faite était telle,
Que je m'en souviens encore.
On dit toujours dans les campagnes,
Qu'il ne faut jamais mettre la main dan un nid de lapins,
Car la mère sent alors notre odeur,
Et mange alors ses petits. Twisted Evil
Imaginez donc quel culot j'avais,
Moi, à quelques années, de braver ainsi les interdits.
C'est vrai que dans mon jeune age,
Les"rapins" étaient fort importants.
Une autre fois, je les avais ennuyé un peu trop,
L'un d'eux, dans un clapier
(mais qu'était elle donc allée faire dans cette galère ? )
M'avait lui aussi mordu au poignet, et j'en ai encore la cicatrice.
Enfin, voilà.... Vous savez.study
Moi qui voulais vous donner de moi une image bien sage.......Embarassed
__

Page précédente   ... 8 ... 13, 14, , 15 ... 20 ... 27  Page suivante